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Affichage des articles du octobre 18, 2026

Ce que le monde a fait de la critique situationniste.

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  L'Internationale situationniste a disparu. Le monde qu'elle combattait lui a survécu. Il lui a survécu en se transformant, en étendant son emprise et en incorporant une partie des critiques qui avaient annoncé sa disparition. Ce constat ne suffit pas à invalider la théorie situationniste. Il oblige plutôt à examiner ce que l'histoire a confirmé, déplacé ou contredit dans ses perspectives. L'IS avait reconnu dans le spectacle une forme historiquement développée de la domination marchande : les individus, séparés de leur propre activité, contemplent les puissances sociales qu'ils produisent comme un monde étranger. Cette analyse ne se réduit pas à une critique des images, des médias ou de la consommation. Elle porte sur la séparation comme organisation générale de la vie. Or cette séparation n'a pas disparu avec la diffusion des moyens d'expression et la multiplication des possibilités de participation. Elle a pu, au contraire, trouver dans ces développement...

Fantômes masqués.

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  Oui certes, il n’est ni simple ni facile de ressaisir ce qui de nous échappe encore et toujours à ces identités greffées , quand il est si épuisant déjà, pour le spectateur ordinaire, de les faire coïncider avec les apparences recyclables, si vite périmées, qu’il s’agit de faire vivre. Ou quand on nous enjoint, ici et là, d’avoir l’honnêteté de reconnaître – « avoue ! » – qu’on participe au spectacle, puisqu’on le reproduit et qu’on s’y produit, qu’on en consomme les produits, que la domination nous colle à l’être et au paraître et que ça vient de trop loin, depuis si longtemps, et que c’est plus fort que nous, etc. Il s’en trouve donc un certain nombre qui de la sorte vous enjoignent d’intérioriser et d’admettre d’un même mouvement votre participation systématique aux emprises systémiques (quoique sans nous dire ce qu’il en est précisément pour eux). Il faut donc le redire : c’est parce qu’une part (quantitative et qualitative) de l’humanité ne se réduit encore et toujours pas à...

Une histoire de 5 ans.

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L’Observatoire situationniste n’aura jamais été une organisation, un groupe constitué ou une école de pensée. Il n’a pas cherché à rassembler des adhérents, à fédérer des militants, à produire une doctrine ou à se constituer en référence. Il a été une activité critique, développée à travers des textes, des contributions, des échanges et quelques affinités. Cela n’exigeait aucune appartenance. On pouvait contribuer sans adhérer, discuter sans s’associer, partager une réflexion sans s’engager dans une entreprise collective permanente. Il n’y avait ni membres, ni représentants, ni direction à suivre, ni structure à faire vivre. Les rencontres et les contributions avaient leur intérêt propre, sans qu’il soit nécessaire de leur inventer une continuité. Une seule exigence s’imposait à tous : l’anonymat. Ce principe n’avait rien d’une coquetterie clandestine. Il s’agissait simplement de ne pas ajouter à la critique du monde une nouvelle occasion de s’y faire une place. Les textes n’étaient pa...

Où personne ne les attendait.

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  OS

« Je cherche un homme » - Diogène de Sinope.

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